Les travaux de la vigne, notamment l’activité de la taille, sollicitent régulièrement les muscles et articulations des viticulteurs en raison du caractère répétitif des mouvements de la main, des flexions et extensions des doigts avec appui du manche du sécateur sur le talon de la main. Cette activité de taille mobilise également les autres éléments de l’appareil locomoteur du membre supérieur.
Cette hypersollicitation des tendons, muscles et articulations peut conduire à des troubles musculo-squelettiques dont la nature et la localisation dépendent de la nature du geste et des zones sollicitées.
Depuis une dizaine d’années, l’émergence des troubles musculo-squelettiques (TMS) dans le secteur de la viticulture est corroborée par les statistiques de déclaration de maladie professionnelle (MP) de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) : la majorité des maladies professionnelles indemnisées par la MSA sont des « affections périarticulaires » (85% en 2003) inscrites dans le tableau 39 des MP du régime agricole de sécurité sociale.
Compte tenu de l’accroissement des affections de la main observé chez les viticulteurs en période de taille et de l’évolution des techniques de cultures viticoles, la Santé-sécurité au travail de la MSA (ENST, ORPMA, PRP de la CCMSA) a souhaité dresser un bilan actualisé des pathologies d’hypersollicitation.
La MSA a donc réalisé une étude, afin de mieux comprendre les facteurs de risques et les mécanismes générant ces pathologies à composante professionnelle marquée, d’appréhender les causes (physiques, biomécaniques, ergonomiques, psychosociales) favorisant l’apparition des TMS en viticulture et d’être en mesure d’ajuster de manière adéquate les moyens de prévention à l’égard des populations professionnellement concernées.
Retrouvez le détail de cette étude dans le rapport à télècharger ci-dessous.